Vendredi 25 mai 2012 5 25 /05 /Mai /2012 15:36

J'y ai beaucoup réfléchi. Quand j'étais petite, j'étais absolument contre tout forme de contraception autre que la chasteté. Puis j'ai grandis, et j'ai été absolument pour. Mais mes arguments étaient mauvais. J'ai pensé, pendant un bon moment, ce que la société m'encourageais à penser. Je vous fais un résumé ?

Il faut autoriser l'avortement, car les femmes sont maîtresses de leur corps, mais il ne faut pas s'en servir comme moyen de contraception, alors il faut éviter à tout prix de se retrouver enceinte sans le désirer, ce qui ne pose pas de problèmes si on utilise intelligemment les moyens modernes de contraception. Bref, une bonne campagne d'éducation pourra régler ce problème.

 

Voilà. Le baratin classique, tristement accepté par beaucoup de gens sans réfléchir, dont moi. Attention, je ne critique pas ceux qui pensent ça, mais ceux qui le pensent parce qu'ils ont repris l'opinion publique sans la tester.

 

Puis je suis tombé sur le site "j'ai avorté, et je vais bien, merci". Un site qui retranscrit les témoignages de femmes ayant avorté, et qui vont bien. Qui l'ont parfois mal vécu, mais pas parce qu'elles tuait un enfant, mais parce qu'on les a mal traitée, mal considérée, que leurs parents, les médecins, leurs amis, attendaient d'elles qu'elles soient traumatisés... et elles ne l'étaient pas. Ce site part d'un postulat très logique : si c'est mal, il faut l'interdire. si c'est autorisé, c'est que ce n'est pas mal, c'est que c'est un droit, alors il ne faut pas le limiter. Je ne pense pas que cette phrase soit vraie, mais elle m'a fait beaucoup réfléchir.

 

Avec cette vision, les pro-avortements sont logiques, les anti aussi. Il n'y a que ceux qui autorisent l'avortement, mais répètent à tout va "mais pas comme moyen de contraception", qui sont incohérent.

 

Je trouve que l'on est peu conciliant, avec les pro-vie. Pour eux, avorter est comme tuer un bébé. Imaginez deux secondes la douleur qu'une telle pensée doit leur procurer. Qui peut être plus innocent qu'un bébé ? Un bébé même pas né, complètement impuissant, totalement soumis à la décision des gens que le hasard a placé à l'extérieur du ventre. Vraiment, ils doivent souffrir en pensant à ça, et je trouve injuste de se moquer de leur souffrance, et de les traiter de rétrograde, voir de macho... non, ça n'a rien à voir. L'unique différence entre les pro, et les anti avortement, c'est que les uns pensent que la vie se forme au moment de l'accouchement, et que les autres pensent qu'elle se forme dès que le spermatozoïde est entré dans l'ovule. C'est là qu'est toute la différence entre tuer et ne pas tuer.

 

Moi ? Moi je pense que l'étincelle de vie se forme dès le premier contact. Je l'ai toujours pensé. Si l'ovule prend un spermatozoïde, ne le rejette pas, et l'installe pour commencer à diviser la cellule... alors c'est un être vivant.

Alors je devrais être contre le droit d'avorter. Je suis contre tous les meurtres d'être vivants sentients (sensible, au sens capable de sentir la douleur), alors les bébés humains, vous pensez bien... 

 

Mais... si l'avortement était interdit, que se passerait-il ? est-ce que les femmes deviendraient des mères, par la magie de l'accouchement ? je ne crois pas. Non. Je crois que les enfants seraient soit maltraités, soit avortés quand même, mais dans des conditions insalubres. Nous savons toutes comment avorter, même sans aide. Nous sentons bien comme faire "pour que ça sorte". Si on veut avorter, peut-être qu'on mourra d'une hémorragie interne, mais on avortera.

 

Voilà. Interdire l'avortement causerait ça : des enfants battus, dans le "meilleur" des cas, des hémorragies internes, dans le pire des cas, et bien souvent, juste des enfants battus à mort, des fausses-couches provoquées, qui causeront des désordre physiques... Voilà. Alors voilà ce que je pense. Avorter est une chose terrible. Tous, nous devons faire ce qu'il faut pour que ça arrive le moins possible. Mais surtout, jamais, jamais nous ne devons l'interdire. Nous devons juste espérer que notre civilisation finira par trouver le moyen de faire autrement.

Par Typy Zoberman - Publié dans : Végétarisme (véganisme ?)
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Samedi 19 mai 2012 6 19 /05 /Mai /2012 01:25

Quand j'étais petite, une chose m'énervait : les adultes qui me refusait quelque chose sous ce prétexte : si il arrive quelque chose, je serais responsable.

Je trouvais profondément égoïste que sa seule pensée si je devais avoir un accident soit "mais de qui est-ce la faute ?". Et je trouvais ce raisonnement profondément flippé, aussi.

J'ai attendu avec impatience d'avoir enfin la responsabilité de moi-même. Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve ce sentiment merveilleux. Sur les 10 dernières années (de 6 à 16 ans, quoi...) j'avais à chaque fois envie d'hurler "je suis responsable de moi, arrête de refuser !". Mais rien à faire, on s'est considéré responsable de moi bien trop longtemps à mon goût.

Quand ce jour est enfin venu, j'ai décidé que je ne refuserais jamais aucune responsabilité. Jamais. Pour l'instant, j'ai 21 ans, et j'ai réussi. Je n'ai jamais ni dis ni pensé la phrase fatidique "si il arrive quelque chose, je serais responsable". J'ai pris des enfants dans mes bras, quand il me semblait que je pouvais le faire. J'ai accepté de sortir des chiens qui n'étaient pas à moi, j'ai accepté de porter des assiettes fragiles. J'ai accepté d'emmener des enfants couper un ananas, et je leurs ai laissé le couteau, parce qu'à leur âge, ben merde, je cuisinais tous les jours. J'ai même laissé mon appareil photo neuf à des enfants pas en âge de lire, sans les surveiller. Et il m'est revenu en bonne état, avec des photos affreuses. Et une bien. Evidemment, il y a eu de la casse, mais plus souvent des assiettes que des enfants, et bien souvent, rien du tout. Je suis loin de n'avoir aucune aversion à la faute, pourtant. À chaque fois que je fais une bêtise, je suis tétanisé, j'attends la dispute, et je me répète "c'est ma faute, c'est ma faute, c'est ma faute". Mais je fini par me reprendre. Oui, c'est ma faute. Mais ce n'est jamais grave. Et pour tout ce que ma résolution m'a permit de faire depuis la dernière faute, ça valait le coup. Bien sur, ça n'implique pas de faire n'importe quoi. Accepter les responsabilités ne veut pas dire prendre des risques idiots. Simplement, accepter les risques qu'on estime que quelqu'un doit accepter. Puisque si personne ne l'accepte, le mal sera pire que le bien. Alors si la faute doit parfois nous retomber dessus, tant pis, puisqu'il fallait que quelqu'un le fasse.

 

Par Typy Zoberman
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Dimanche 4 mars 2012 7 04 /03 /Mars /2012 13:05

On raconte que Henry Dunant, le créateur de la croix rouge, est arrivé sur le champ d'une bataille terminé, tandis qu'il faisait un voyage en calèche. Il aurait été choqué par ces hommes blessés, laissé à terre, dont personne ne s'occupait, par manque de temps et d'espoir de les sauver. L'horreur de la guerre, et la souffrance qu'elle engendre l'aurait transpercé, et, toutes affaires cessante, il aurait organisé des soins aux blessés, sans conditions de nationalité, sans condition de religion. Sa morale : ne tolérons aucune souffrance.

Mais moi, je sais que ce n'est pas ce qui s'est réellement passé. Bienheureux celui qui peut réellement, un jour, être choqué de la cruauté du monde. Il aura vécu quelques années de félicitée. La vérité, c'est que nous vivons tous avec ça. Depuis toujours, nous savons que la violence existe, que la souffrance existe, que les êtres vivants n'ont pas toujours, et même presque jamais, droit à la dignité qu'ils méritent. Nous le savons. Ce que nous ne savons pas, c'est à quel moment nous en aurons trop vu, trop supporté, pour être encore capable de ne pas réagir.

Ce jour là, Henry Dunant n'a pas découvert l'horreur de la guerre, ce n'est pas possible. Il a juste compris qu'il ne pourrait plus vivre avec lui-même s'il continuait à faire semblant de l'ignorer.

 

Je peux encore vivre avec moi-même, mais je me sens sur le point de craquer.

Par Typy Zoberman - Publié dans : Le monde est pourri de façon inclassable
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Samedi 28 janvier 2012 6 28 /01 /Jan /2012 01:28

J'ai arrêté les suites d'articles sur la colère. Pourquoi ? parce que la colère est passé. Au bout de deux mois de colère, j'ai commencé à me sentir déprimée. Et là, j'ai compris que quelque chose n'allait pas. Les grands-parents de sonic me détestaient, certes, mais ce ne sont pas les premières personnes aux monde à me détester. Je dirais même que pas mal de gens m'ont détesté dans ma vie sans que cela ne me traumatise plus que ça. La colère aurait pu être possible, mais la tristesse ne l'était pas. Et je me suis souvenue de mon état d'esprit avant de partir pour ces merveilleuses vacances.

 

Je me sentais détricotée. Je venais d'échouer au bac, encore une fois, et mon entreprise n'a pas eu le départ fulgurants qu'on nous décrit à propos des entreprises innovantes et populaires. Bref, détricotée.

Les vacances ont été très désagréables, mais elles m'ont forcée à penser à autre chose. Et pendant deux mois, ma colère n'est pas retombée. Mais finalement, j'ai été obligée d'admettre que mon mal être général ne venait pas du fait qu'une énième personne me déteste, mais de mon vieil ennemi, l'éducation nationale.

Bah, dirais-je avec lassitude, ce n'est pas vraiment la première fois alors, c'est justement ce qui est dur. Je finirais par l'avoir, je suppose.

 

Je dirais juste ceci. Je suis venue avec les meilleurs intentions du monde. Je voulais qu'on fasse partie de la même famille. Je voulais apprendre à vous connaître, et passer de bonnes vacances avec vous. Sophie, n'as tu pas remarqué que j'étais la seule à vouloir danser avec toi ? Jean-loup, n'as tu pas remarqué que je t'attendais quand ta jambe t'empêchais de marcher aussi vite que les autres ? Evelyne, tu n'as pas remarqué mon sourire sincère, à chaque fois que tu entrais dans la pièce ?

Ce n'étais pas de l'hypocrisie, c'était de l'affection. Si ça ne vous suffit pas, je n'ai rien de mieux, désolée. Il n'est pas trop tard, en ce qui me concerne, vous avez toujours été pardonné. Mais ce n'est pas moi qui vous en veut aujourd'hui, et il n'y a que vous qui pouvez y faire quelque chose...

Par Typy Zoberman - Publié dans : Recherches personnelles
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Vendredi 25 novembre 2011 5 25 /11 /Nov /2011 16:11

Certaines personnes m'ont fait remarquer que j'étais triste, pour mon âge. Quelqu'un d'autre m'a dit que mon blog était prise de tête. Je suppose qu'il voulait dire, pour mon âge.

 

Hum. Je suis navrée. Je suis effectivement quelqu'un d'assez déprimant, à la conversation centrée sur des sujets lourds, déprimants, et tristes. J'ai probablement des manières et un langage un peu ampoulé pour mon âge, mais honnêtement, tous mes amis parlent comme ça. Je sais, c'est un peu prétentieux, à notre âge, mais nous voulons juste être parfaitement compris.

 

D'ailleurs, Rosaglia et son mari trouvent que c'est une preuve d'inteligence, de parler comme ça, surtout à mon âge. Je prèfère cette théorie, vous imaginez bien.

 

Et puis, je parle beaucoup moins bien que les servantes illetrées de 8 ans dans les livres de la comtesse de Ségur. Alors ça va.

Par Typy Zoberman - Publié dans : Bavardage sans interet
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